Just Cause 2 - fin

 

Suite de mon avis sur Just Cause 2

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Avalanche Studio a été généreux en ce qui concerne les véhicules : ils sont nombreux et variés. De la voiture familiale, en passant par la moto, le quad, l’avion type Cessna, le bateau de pêche, le jet, les 4X4 militaires, tanks, avions de chasses, hélicoptères etc. plus d’une centaine en tout. Et chacun de ces moyens de transport propose une conduite différentes, et qui diffère encore du type de terrain (goudron, herbe, neige etc.). Cette grande variété est agréable mais la conduite s’avère délicate. Ceci est très subjectif, mais les véhicules roulants m’ont tous laissé une impression de savonnette et une certaine gène dans la conduite.

Déconcertant au début, on s’y habitue mais toutes les voitures finissent irrémédiablement dans le décor. Les avions aussi demandent une grande maitrise pour pouvoir être pilotés avec précision. Seuls les hélicoptères se révèlent très faciles d’utilisation, ce qui est paradoxal car c’est sûrement l’un des moyens de transport les plus étranges qui soit (c’est tout de même un foutu ventilo géant !). Dernier point agaçant sur les véhicules : il est impossible de changer de vue. Donc dans les gros engins de type Bus ou avion de ligne, on ne distingue rien de ce qui se trouve devant. Et pire, impossible de refaire mes parties de Vomito du haut des montagnes, et ça c’est râlant tout de même.

gameplay

Revenons au gameplay. Comme je ne le disais pas, celui-ci est une ode à la créativité. En plus du grappin magique, utile dans les gunfights, vous gardez aussi les capacités du premier épisode, à savoir grimper sur le toit de votre véhicule d’une simple touche, et sauter d’un véhicule à l’autre. Mais aussi pouvoir vous agripper à tous les autres, et les subtiliser tout en roulant. Très pratique contre les hélicoptères par exemples, dont l’intervention devient rapidement une chance de choper un taxi volant.

Mais dorénavant vous devrez au préalable tuer tous les occupants avant de vous en emparer. En mélangeant toutes ces possibilités, vous serez à même de finir vos objectifs de la manière qui vous convient le mieux.

Par exemple vous devez récupérer un témoin qui se trouve dans une jeep de l’armée. Celle-ci est escortée par 4 autres voitures et un hélico. Vous pouvez par exemple voler l’hélico, l’utiliser pour détruire l’escorte et enfin vous jeter en plein vol pour atterrir sur le toit de la jeep contenant le témoin et la détourner. Ou alors vous sautez sur le toit de la voiture du témoin et utilisez un lance roquette pour détruire l’hélico. Une fois fait vous mitraillez les pneus des voitures de l’escorte pour les envoyer dans le décor, ou carrément vous shootez le conducteur et laissez la voiture s’écraser plus loin.

Pas assez spectaculaire ? Ok alors utilisez le grappin pour vous accrocher à l’hélico. De la vous passez sur son nez et envoyez une bastos bien sentie au pilote à travers le pare brise. Juste avant que l’hélico ne se crash, sautez directement sur le toit de la dernière voiture. Les occupants sortent la tête pour vous mitrailler. Posez une charge de C4 sur le toit. Bah mettez en 2, histoire d’être sûr. La situation commençant à devenir un peu trop délicate, il est temps de rejoindre d’un coup de grappin la 3 ème voiture de la file. Une fois confortablement installée sur son toit, faites sauter les charges. Une de moins.

Tant que vous êtes la, passez sur le capot et avoinez les occupant à grands coups de magnum. Quand il ne reste que le chauffeur, tremblant et appeuré, faite le sortir manu militari. Le pauvre en tombant rebondi sur le macadam, mais ce n’est plus votre problème. Faites ronfler le moteur afin de dépasser la deuxième voiture et d’atteindre le véhicule de tête. D’un geste sûr montez sur le toit de votre propre voiture. Hop un petit bond plus tard vous voila au dessus de votre cible. Ne vous formalisez pas pour l’explosion qui vient de retentir, c’est juste votre ancien véhicule qui continuait sa course tout seul. Heureusement que ce bus arrivant en face était la pour l’arrêter au prix de sa vie. La dernière voiture d’escorte tient bon et les balles sifflent autour de vous. Elle roule à vive allure, ce qui veut dire que l’arrêt n’en sera que plus brutal. Agrippez-la avec votre grappin. Enfin avec l’autre extrémité du câble, visez directement le sol. Shlack, l’arrêt est si violent que le câble lâche, mais la jeep a déjà fait une embardée (bardaf) fatale sur le pont, et la voila à présent en bas du ravin. Il ne vous reste plus qu’à sortir le dernier chauffeur pour amener votre cible en toute sécurité…

gunfights

Et cette situation n’a rien d’exceptionnelle ! Des moments aussi jouissifs vous en vivrez beaucoup dans Just Cause 2. Alors même si certaines missions ont tendance à se répéter, comme les captures de base, les gunfights se ressemblent rarement. Pour en venir à bout vous n’avez pas que votre grappin, toute une panoplie d’arme rends la mise à mort plus variée: mitraillettes, fusils à pompes, snipes, lance roquettes etc. Du très classique que vous pouvez améliorer au marché noir en échange de caisses réparties dans le décor. De la même manière vous pourrez aussi commander et améliorer des véhicules d’agence, mais mis à part le mini jet tout le reste est assez superflu.

Pour en revenir aux gunfights, cette grande liberté s’accompagne aussi d’une grande difficulté. Les ennemis pullulent, ils sont très nombreux et généralement arrivent de partout.

Malheureusement Rico n’encaisse pas des masses et vous décéderez fréquemment si vous n’arrêtez pas de faire n’importe quoi, ce qui est très probable vu que le jeu pousse à la créativité. D’ailleurs les missions s’abordent dans l’ordre que vous voulez, et dès le départ vous pourrez vous balader sur toute l’île sans restrictions.

panao2.JPGLa rejouabilité est un élément important dans Just Cause 2. L’histoire principale est assez courte, et une fois celle-ci bouclée vous passez en mode mercenaire. Le but est de découvrir tout ce qui se cache à Panao pour finir à 100 % (j’ai terminé le jeu après 27 heures, et à peine 30% complété).

Et la liste est longue : Entre les caisse d’amélioration d’arme, de véhicules et d’armure, plus les courses à compléter, les valises de drogues, les crânes anciens, les easters eggs, faire péter toutes les bases militaires et j’en passe, il y a des centaines et des centaines de choses qu’il reste à compléter une fois l’aventure terminée. Et c’est typiquement le genre de jeu qu’on lance quand on a une heure à tuer ou qu’on veut se détendre après une journée de boulot, ou simplement quand on a une idée de cascade fun.

D’ailleurs sur PC je vous conseille de trouver sur la toile un petit logiciel qui permet d’activer des cheats. Si la plupart sont classiques, god mode et compagnie, d’autres vous permettent d’utiliser un câble incassable ou même plusieurs câbles en même temps. C’est ainsi que j’ai réussi à attacher un Boeing en passant sous un pont à pleine vitesse au pont lui-même, imaginez le résultat. Ou une voiture à une pâle d’éolienne, ou pleins d’ennemis à l’arrière d’un jet (comme des boites de conserves à l’arrière du véhicule des mariés) etc. les possibilités sont nombreuses et Youtube fourmille déjà d’exploits amusants.

Grand défouloir intelligent, Just Cause 2 revient à la base du jeu vidéo, à savoir du fun, du fun et encore du fun. Au final le jeu allie gameplay original, graphismes léchés et sensations uniques, tout ce qui fait l’étoffe d’un grand titre. Les quelques défauts qui ternissent l’expérience ne permettent que d’espérer une suite absolument parfaite avec un vrai scénario (oui je ne l’ai pas mentionné car il ne le mérite pas). Ne boudons pas notre plaisir cependant, Avalanche Studio nous offre là un vrai bon jeu !

 

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