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  • test du jeu Shinobi 3DS

     

     

    Fans de jeux d’action et de challenges relevés, si vous recherchez un jeu pour votre 3DS le dernier Shinobi édité par Sega pourrait bien vous intéresser.

     

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    Dur dur d’être un Ninja

    La référence en jeu d’action des années 80 est de retour ! Et le parti pris par Sega pour coller avec l’esprit original de la série risque de ne plaire qu’aux fans de la première heure amateurs de 2D en scrolling horizontal. Heureusement, j’en fait partie et c’est donc avec un réel plaisir que je me suis adonné aux joies de la baston sur ce Shinobi 3D.

    Mais il faut bien l’avouer, ce Shinobi est assez inégal dans sa réalisation. Commençons par l’histoire tout d’abord. Le début du jeu emmène Jiro, le personnage principal, dans le Japon féodal avant que l’on soit projeté en 2056 après J-C pour enfin terminer dans un vaisseau spatial. Difficile de trouver une cohésion à tout cela, et les vidéos censées nous expliquer l’histoire ne sont pas toujours des plus claires.

    Niveau gameplay

    celui-ci se porte plutôt bien et colle parfaitement aux boutons de la portable de Nintendo. Saut, double saut, parade, grappin, épée, kunaï, voilà une partie des possibilités de notre Ninja. Vous pouvez même utiliser votre habileté pour faire des glissades sur le sol ou sauter d’un mur à l’autre et atteindre de cette manière des endroits surélevés. Plus compliqué qu’il n’y parait de prime abord, le gameplay vous demandera par exemple d’exécuter des parades le plus précisément possible en appuyant sur une touche au bon moment. En cas de galère dans un niveau, vous pourrez utiliser de la magie parmi les 4 types différents : le feu, l’éclair, la terre et l’eau. Mais attention, vous ne pourrez utiliser la magie qu’une seule fois dans un niveau (sauf si vous mourez ou que vous trouver un parchemin). Veillez donc à l’utiliser à bon escient.

    Mon seul regret, c’est que le système de combat ne connait aucune évolution tout au long du jeu. L’on dispose de tous nos mouvements et capacités dès le début du jeu et il n’y a aucune évolution possible pour le gameplay. J’aurais préféré que mes capacités se débloquent petit à petit en fonction de ma progression.

    Au niveau de la magie, je n’ai pas vraiment trouvé que tous les types étaient indispensables pour progresser dans le jeu.

    Comme on fait dans le classique, chaque fin de niveau est ponctuée par un combat contre un boss. Tous ne laisseront pas un souvenir impérissable mais le combat contre le requin par exemple était assez mémorable

    niveau de la difficulté de Shinobi

    sachez que Shinobi est un jeu très difficile. Je vous conseille de prendre connaissance de la description de chacun des niveau de difficulté avant de vous lancer dans la partie. En mode très difficile, Shinobi pourrait bien vous faire passer autant de nuit blanche que DarkSouls. Il vous faudra mêler habileté, concentration et un peu de chance pour passer les niveaux. Je vous avoue que j’ai terminé le jeu en mode facile et que j’ai tenté dans les difficultés très élevées mais ce n’est pas demain la veille que je terminerai le jeu en hardcore. Je n’aime pas du tout me sentir frustré quand je fais plus de 10 essais pour franchir un passage et que je dois éteindre la console en ayant échoué.

    shinobi2.JPGEt pourtant ce qui caractérise Shinobi, c’est le fait de pouvoir y retourner pour tenter de battre son score. Chaque fin de niveau vous octroie une note sous forme de lettre en fonction de vos prouesse au combat et du niveau de difficulté que vous avez choisi. Vous pouvez même enregistrer un replay que vous pourrez regarder plus tard. Personnellement, je n’en ai pas trouvé l’utilité.

    Huit, c’est le nombre de niveau que compose Shinobi. Chaque niveau peut se terminer en 10 à 20 minutes, tout dépend de la difficulté et du nombre de fois que vous mourrez, et croyez-moi, cela arrive assez fréquemment. Et pour encore prolonger la durée de vie du titre, un niveau propose une sorte de labyrinthe dans lequel il faudra passer les portes dans un certain ordre sous peine de devoir recommencer au début en cas d’erreur…c’est à se tirer les cheveux ! Mais vous aurez vite fait le calcul, la durée du vie du titre se veut plutôt faible.

    Graphiquement, Shinobi propose un style manga qui m’a assez plu. J’aurais cependant préféré des couleurs vives surtout dans les niveaux de fins qui sont assez ternes. La 3D est sympa mais sans plus. Elle n’apporte pas grand chose au jeu et peut même être dérangeante dans certaines phases de jeu. Les animations lors des combats sont très fluide et la musique est correcte pour un jeu d’action.

    Une fois le jeu terminé, vous aurez encore quelques petites choses intéressantes à faire. Tout d’abord, dès le démarrage du jeu, vous débloquerez un défi que vous pourrez choisir. D’autres défi se débloqueront grâce à la fonction streetpass et les pièces que vous récolterez. Ces défis sont assez corsés et vous pourrez les paramétrer comme bon vous semble. Il vous sera même possible d’échanger votre épée contre une tronçonneuse. Mode mafia 2 On.

    Il y a également des galeries d’artworks, des musiques et des cinématiques. Vous trouverez également une rétrospective expliquant l’histoire de la franchise.

    Avis final :

    Sega aurait pu signer un retour triomphant avec ce Shinobi. Malheureusement, la faible durée de vie et le fait qu’il est avant tout destiné aux Hardcore Gamer ne le rendent pas indispensable sur 3DS et ce malgré le manque de concurrence sur cette récente console. Etant nostalgique de cette époque du jeu vidéo, j’ai adhéré au titre mais pour ceux qui ne seraient pas dans ce cas, Shinobi devient intéressant à moins de 20€. Au-delà, passez votre chemin et attendez une baisse de prix.

  • test du jeu Hitman Absolution - suite

    La grande force de ce Hitman c’est qu’il y a vraiment beaucoup de costumes différents allant du costume de la mascotte de foot jusqu’à la tenue de S.W.A.T en passant par celui de Juge !

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    Certains sont plus utiles que d’autres, certains vous permettent de rentrer dans des zones interdites et des fois il faudra mieux essayer de trouver un costume qui n’est pas très présent dans la zone (par exemple un homme d’affaire) plutôt qu’un costume de policier, facile à avoir mais il y en a tellement dans la zone qu’il vous sera dur de passer inaperçu même avec ce costume. Et pour faire les meilleurs choix il va falloir être attentif et bien faire attention aux détails, approchez vous de 2 gardes qui discutent et ils vous donneront peut être des informations très utiles comme par exemple un plombier qui a accès partout !

     

    Après le jeu ne se résume pas qu’à vous déguiser pour avancer de zones en zones, vous pouvez garder votre costume 3 pièces et partir plus dans de l’exploration et de l’infiltration afin de vous faufiler jusqu’à votre cible. Une des grandes forces de ce Hitman Absolution est d’avoir le choix. Histoire d’être plus clair je vais vous donner l’exemple d’une mission toute simple. Arrivé à l’entrée d’un hôtel ma mission sera de m’infiltrer à l’étage pour trouver/tuer une certaine personne. Devant la porte principale de l’hôtel plusieurs choix s’offre à moi, je peux très bien rentrer par la porte et trouver un moyen d’atteindre l’étage, ou alors passer par l’extérieur et faire un peu de grimpette ou encore passer par les égouts et peut être tuer et prendre le costume de cet électricien qui passe par là. A vous de voir ! Ce qui est intéressant est de discuter avec des amis qui ont fait le jeu et de voir qu’on a pas du tout fait la même chose pour au final un même objectif.

    Bon c’est pas le point qui m’intéresse le plus mais je vous en parle quand même, dans ce Hitman Absolution vous allez aussi pouvoir vous prendre pour Max Payne à dézinguer tous ce qui bouge. Armes lourdes, explosifs ou encore armes totalement improvisées avec ce que vous trouvez dans le coin (livre, os à ronger, etc) vous avez de quoi faire niveau équipements! Mais rentrer dans le tas n’est pas forcément la meilleur des solutions si vous souhaitez faire un score élevé ou si vous jouez dans un niveau de difficulté assez élevé. Explications.

    Tueur à gage pour les nuls

    Hitman Absolution propose un système de scoring afin de montrer au monde entier que vous êtes le meilleur tueur à gage. Si l’idée de « points » ou de challenge avec vos amis ne vous intéresse pas vous n’en tiendrait pas compte sinon pour les autres vous allez devoir faire attention à qui vous tués et comment vous arrivez à vos fin pour obtenir le meilleur score. Du coup, il m’est souvent arrivé de relancer une mission car je m’étais fait découvert ou alors pour essayer de tuer ma victime d’une autre façon pour voir si je ne pouvais pas grappiller quelques points. Pour en revenir à 47 qui se prend pour Max Payne a tout dézinguer, il faut savoir que jouer de cette façon vous fera plomber votre score car beaucoup de victimes inutiles, mais bon en même si vous tuer tous le monde il n’y a plus de témoins non?

    La difficulté aussi influencera sur votre score car vous aurez des bonus selon le niveau de jeu choisi mais ca influencera surtout sur votre expérience de jeu. Plusieurs niveaux sont disponibles : facile, normal, difficile, professionnel et puriste. Dans le premier vous avez des aides à gogo, des adversaires inutiles. Plus vous montez dans les niveaux moins vous aurez d’aides et plus le jeu vous proposera du défi. Personnellement j’ai fais le jeu en difficile et je n’avais pas d’indices (sauf si j’activais l’instinct mais ca on en reparlera plus bas), pas mal d’ennemis pas trop bêtes et quelques points de sauvegardes (2 je crois) mais pour ceux qui veulent se lancer un plus grand défi libre à vous d’essayer le mode puriste où il n’y a aucunes aides, aucunes indications à l’écran mais quel satisfaction de réussir la mission dans ce niveau .

     

    à suivre ...

     

     

  • Test - PES 2018 partie 2

    Suite de mon test de PES 18

    Le principal changement de ce PES 18, c'est la possibilité de contrôler l'équipier. Je crois cependant que c'est la fausse bonne idée par excellence. De prime abord, on peut se dire que le fait de diriger le personnage à qui on va donner la balle, c'est autant de boulettes commises par l'IA en moins. Malheureusement, c'est confus, pas très naturel, compliqué à exécuter. A mon bureau, j'ai deux ordinateurs ; parfois, je suis tenté d'utiliser les deux souris simultanément, pour lancer un logiciel sur l'un, un jeu sur l'autre. C'est la garantie de faire les choses assez mal, et lentement. Dans FIFA, on s'embrouille dans les contrôles et même après des heures de pratique, ça ne vient toujours pas. Le problème, c'est que c'était censé être le gros point fort de cet opus.

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    D'une façon générale, si vous avez joué à FIFA avant, vous sentirez comme un manque. Je ne sais pas comment appeler l'ingrédient magique qui rend absolument tout fluide, spontané, harmonieux dans FIFA… Cette absence se sent dès les premières secondes de Pro Evolution Soccer 18, malheureusement. Et je crois que c'est vraiment ce qui m'ennuie le plus.

     

    La Ligue des Masters et la gestion des équipes..

    Comme je viens de le dire, on a la possibilité de participer à une des plus prestigieuses des coupes de foot, celle de l'UEFA. Y a-t-il plus belle compétition de football ? Avoir l'UEFA dans son contenu, c'est assurer les fondamentaux, passer les poules.

    Mais au niveau contenu, PES 18 nous assure une belle surprise tout de même, avec la Ligue des Masters. On devient le vrai patron du club et l'on gère bien plus de choses que deux jambes sur un terrain : ça passe par toute l'équipe, des joueurs évidemment, au préparateur en passant par les médecins. Il faut gérer l'entrainement. Cerise sur le gâteau, il est même possible de laisser les matchs se résoudre automatiquement. Konami semble s'être pas mal inspiré des séquences similaires des jeux de course de Codemasters. On assiste à tout ce qui se passe entre deux matchs ; c'est plutôt séduisant. Tous ceux qui suivent le foot de près savent bien que ce sport, ce n'est plus simplement 22 joueurs sur un terrain. Chaque émission consacrée au foot est autant dédié au sport qu'aux données économiques, à la réfection des stades, à la popularité d'un entraineur. Et parfois m�me aux call-girls. Konami a heureusement fait l'impasse sur cet aspect.

    Au niveau de la technique, je suis un peu partagé. Les plus grands joueurs sont criants de vérité. Ce qui tombe bien, je ne joue qu'avec le Barça. En revanche, en rencontrant les équipes adverses, au hasard, Lille, on s'aperçoit que le même degré de finition n'a pas été appliqué partout.

    pes-psg.JPGPeu importe si l'arbitre siffle des coups francs pour le moins exotiques, ça arrive en vrai, si le goal fait n'importe quoi sur une attaque, ça arrive aussi, si le contenu des coupes reste limité (heureusement, l'UEFA est lié)… Le principal problème reste quand même le ressenti que l'on a en touchant la balle. Il faut dire que la physique du ballon est donc trés particulière par rapport à l'an passée. Cela se vérifie sur les longues passes surtout : la balle à tendance à dévier, à partir dans un sens non désiré comme si elle était trés légère, comme un ballon en plastique. C'est vraiment très étrange.

    Avec ce genre de jeux en opposition, il serait facile de dire que FIFA conviendra aux fans de simu et PES aux joueurs à la recherche d'un jeu plus rythmé Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de vous conseiller FIFA, quelles que soient vos préférences à la base. Les aficionados de PES (PES15, PES 2008...) voudront de toute fait découvrir le mode Ligue des Masters qui renouvelle la franchise. La forme cependant, pas le fond.

    note de PES 18 : 8/10

  • Test - PES 2018 partie 1

    Je ne sais plus trop quand ça a commencé. J'ai l'impression que ça date d'il y a une éternité, que Pro Evolution Soccer et FIFA ont toujours été opposées frontalement. On comprend évidemment qu'un jeu de foot soit comparé à un autre jeu de foot. Dans un test, c'est inévitable. C'est toujours notre objectif, à la base de chaque article, de vous dire si le jeu dont on parle aujourd'hui est le meilleur, ou pas.

    Mais le pire, c'est que la simultanéité des sorties des deux jeux nous contraint à choisir l'angle obligatoire de la comparaison, surtout lorsqu'il s'agit du second test. Le test de FIFA 18 étant déjà publié, la comparaison est pour ma tronche.

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    Je dois vous dire que je comprends à peine Konami. Pourquoi ne pas sortir son PES plus tard, histoire d'éviter la comparaison avec FIFA et plutôt axer la comparaison avec le PES précédent ? Pourquoi tout simplement ne pas sortir un PES 18 en 2018 et redonner un peu de sens aux noms des jeux. Pourquoi chercher à se faire battre malgré d'incroyables qualités à présenter.

    PES 18 vs FIFA 18 et ses crédits fifa

    Car ce PES est plutôt bon, on sent que depuis l'an dernier, Konami essaie de se reprendre en main. On peut même dire que c'est un des meilleurs PES depuis pas mal d'années. Mais en face, on a un FIFA qui s'est surpassé, qui a pris des risques en proposant une vrai gestion du pressing défensif pour rendre les moments du jeu où l'on ne possède pas le ballon aussi prenants que lorsqu'on l'a.Et l'effervescence du marché des transfert : depuis fifa 14 on s'échange des crédits fifa sans cesse, générant même une sous-économie du marché des crédits fifa : 100 000, 200 000, 1 000 000 de crédits fifa peuvent être obtenus en quelques minutes chez les revendeurs de credits fifa 18 pas cher  de manière sure et sécurisée sans avoir à jouer des centaines de matchs ou tirer des cartes sans joueur GOLD... PES 18 ne propose toujours pas ce marché des transferts et des crédits FUT qui fait pourtant le grand succès de FIFA Ultimate Team...

    Oui, EA a pris des risques en proposant plusieurs chantiers et un nouveau gameplay ; l'éditeur aurait pu se contenter d'une petite mise-à-jour. Or, en une seule édition, on a eu une refonte du moteur des collisions, des tactiques de jeu reposant sur un joueur précis et ce fameux pressing défensif qui modifie du tout au tout le gameplay. Tout n'est pas parfait dans FIFA. Mais ce sera mieux la prochaine fois.

    Chez Konami, ce n'est pas le même esprit. On en est à gommer les défauts du précédent volet. C'est un peu comme si, dans le même temps, EA s'implantait des améliorations dignes de Deus Ex et que Konami soignait des blessures profondes avec un bandage.

     Cela fait désormais deux ou trois ans qu'EA a doublé PES en termes de qualité de jeu. On sent Konami tenter de revenir dans le match. Ce sera difficile. Mais cette année, on remarque la volonté de se repartir sur de bons pieds, avec pas mal de rustines qui remettraient le jeu en selle. Je pense que Konami devra prendre quelques risques chaque année pour revenir au niveau de FIFA. Cela ne se fera pas sur 12 petits mois, ce n'est pas avec quelques ajustements, quelques réglages que PES rattrapera FIFA. En revenant sur quelque chose de plus rythmé l'an passé, PES est parti dans une autre direction. Tant mieux. On peut dire que si on est fan de simu, on doit loucher du côté de FIFA. Si on cherche quelque chose de plus arcade, il faut aller vers PES.

    PES 18 et l'intelligence artificielle

    pes182.JPGCette année, j'ai l'impression que PES a essayé de revoir sa copie en termes d'IA. Ce n'est pas non plus très flagrant. Avec des joueurs qui ne cherchent pas forcément à se démarquer, d'autres qui laissent filer la balle en touche alors qu'on leur faisait la passe (je peux vous dire que c'est incroyablement agaçant), on se demande parfois si on joue à l'opus 2018.

    Le problème, c'est qu'en permanence, on a l'impression que les colmatages ont été faits en réaction à FIFA 18. Forcément, ce ne sont pas les meilleures conditions pour plancher sur quelque chose et ce n'est pas parfait non plus. Résultat ? On a quelques modifications sans avoir de résultats parfaits.

     

    Globalement, ce PES 18 est bon : demo en direct .Mais dans tous les domaines sur lequel on se doit de comparer les deux titres, FIFA est excellent.

    à suivre...

  • Avis sur le jeu Madworld

    Alors que les mois de février et mars ont apporté leur lot de grands titres sur consoles next-gen, on ne peut pas dire que la Wii a subi le même traitement. Heureusement, Sega veille et, juste après le très sympa House of the Dead Overkill, nous offre le premier rejeton des ex-Clover de Capcom, désormais réunis sous la bannière Platinum Games. Ce beat them all sanglant mérite-t-il tout le battage qu’il a occasionné ?

    Vous êtes Jack, un gros bourrin amateur de cigares, et vous allez participer au nouveau reality-show à la mode et nommé Deathwatch. Ici une seule règle compte : la loi du plus fort. Armé de votre tronçonneuse, il faudra buter du sale type à la chaine, jusqu’à parvenir au sommet du classement. Et on peut dire que notre héros va avoir du boulot.

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    Si Madworld a suscité autant d’émoi depuis son annonce, c’est pour deux choses : son propos gore et violent, chose rare sur la très “corporate” Wii, et son visuel en noir et blanc. Concernant la première composante de ce binôme gagnant, on confirme. Oui le sang gicle, c’est violent, mais on ne tombe jamais dans le malsain. Tout est tellement exagéré et loufoque que ces torrents d’hémoglobine font plutôt sourire et renforcent une ambiance dont je parlerais plus loin. Sur le style graphique maintenant, là aussi c’est réussi. Le côté comic book se ressent dans l’utilisation d’onomatopées (un peu comme dans le FPS XIII d’Ubisoft) et lors des cinématiques qui utilisent parfois un système de vignettes ; mais le rendu global m’a surtout évoqué le film d’animation français Renaissance. Il créé ainsi une vraie identité au soft, qui le singularise d’emblée, mais qui sait aussi servir le propos, dédramatisant les gerbes de sang.

    Pour rester dans l’ambiance et l’atmosphère dégagées par le jeu, on peut citer l’habillage sonore de qualité : les musiques hip-hop collent vraiment bien et sont très réussies, les doublages des différents persos sont très convaincants (en anglais, bien entendu), mais, surprise, deux commentateurs font leur office tout au long de vos parties. Sega a eu la bonne idée de proposer une version française pour ce tandem, bien pratique pour rester concentré sur l’action sans avoir à lire des sous-titres. D’ailleurs l’un des doubleurs est celui qui incarne Joey Tribbiani dans Friends. Certains resteront imperméables à cette feature, trouvant l’humour très “ras des pâquerettes” ou encore le ton sur-joué. J’ai personnellement apprécié et je me suis même marré. Pour être clair, on joue un peu dans le registre des deux commentateurs de catch sur NT1 (dont Kreu et moi sommes très fans), en bien plus vulgaire. Il est juste dommage que leurs répliques se répètent un tantinet au bout d’un moment. Pour finir sur ce volet ambiance, le scénario se révèle lui aussi correct, et on évite le bête prétexte, commun à beaucoup de beat’em all.

    Car oui, Madworld est un beat’em all, un jeu où le seul but est de défourailler tous les ennemis présents. D’ailleurs votre créativité sera sollicitée, car plus vous tuez un ennemi en faisant preuve d’imagination (et donc en cumulant les sévices), plus les points offerts en échange augmenteront. Il est par exemple préférable d’enfoncer un panneau de signalisation dans la tête d’un ennemi préalablement immobilisé par un pneu enfoncé au niveau du torse, puis de balancer le tout dans un broyeur, plutôt que de la tronçonner bêtement. Le scoring est vraiment le nerf de la guerre dans Madworld. Vous ne progressez pas dans un niveau à la rencontre d’ennemis, mais vous vous situez dans un lieu fermé (les décors sont tout de même très variés, au fil des 14 niveaux) et il vous faudra atteindre différents paliers pour débloquer une nouvelle arme, ouvrir une zone abritant de nouveaux pièges, participer à l’un des mini-jeu du Blood Bath et enfin accéder au boss. Ces combats contre ces Nemesis sont très réussis (grâce au design de ces ennemis) mais peuvent s’avérer un peu délicats et longs. Car même si les premiers niveaux font plus office de promenade de santé, passé la moitié de la progression, les choses se corsent un peu, même si cela ne peut compenser la faible durée de vie (5 à 6 heures grosso modo). J’ajoute quand même que la maniabilité est très efficace, alternant entre l’usage des boutons pour les enchainements et les chopes, et les actions mettant à profit l’usage de la Wiimote (fatalité, tronçonneuse, uppercut, etc.). Le lock et la gestion de la caméra sont par contre un peu plus problématiques. A noter enfin que des armes secondaires (battes cloutées, clubs de golf, poignards, etc.) augmenteront le panel de vos coups.

    mad.JPGMadworld possède donc un aspect très old-school et arcade dans cette recherche du scoring, et les plus acharnés pourront choisir de rejouer un niveau pour tenter de péter le high score. Mais ce système de progression m’a peu rebuté. Il faut dire que plus les niveaux passent, et plus le score à atteindre pour parvenir au boss augmente. Il arrive alors qu’on tourne en rond dans le niveaux en attendant la nouvelle vague d’ennemis (qui joue en fait le rôle de chair à canon, vu leur IA limitée). Je préfère largement une progression linéaire d’un point A à un point B, le score n’étant que la cerise sur le gâteau. Et cette sensation arcade se ressent aussi dans l’absence de check-point interne au niveau traversé. Si vous perdez votre dernière vie contre le boss, il faudra se retaper l’intégralité du niveau, soit environ 20 à 30 minutes de jeu. Un vrai jeu à l’ancienne. Le second soucis de Madworld reste sa répétitivité. Certes on peut tuer les ennemis de plein de façons différentes, mais bon, pour atteindre le score imposé, il sera nécessaire de répéter ces séquences. Au final, une légère monotonie s’installe.

    Madworld est un bon jeu. Son ambiance et sa maniabilité restent ses gros points forts et le titre de Platinium Games remplit son rôle de parfait défouloir et on se surprendra souvent à rire de ce que l’on voit à l’écran. Pourtant son système de progression basée sur le scoring, sa durée de vie très faible et son action redondante l’empêchent d’atteindre les sommets et d’égaler les excellents God Hand et No More Heroes dans mon cœur. Mais les bons titres sont plutôt rares sur Wii et il serait dommage de faire la fine bouche.